Pour aller plus loin : Copie revue et corrigée des publi-reportages du promoteur

Le promoteur de l’extension a publié trois « publi-reportages » dans la presse :

  1.  L’esplanade s’agrandit (28 avril 2017)
  2. L’esplanade : une extension conçue pour respecter l’environnement (13 mai 2017)
  3.  L’esplanade : tous les commerces de LLN ont à y gagner (27 mai 2017)

En cette période d’examens, il y a des copies qu’on doit corriger ! Voici notre analyse critique de ces messages publicitaires. Avec trois parcours de lecture au choix :

  • En image ci-dessous, en (trop ?) bref,
  • En gras, pour aller au but,
  • Et tout le reste, pour approfondir.

NB : les italiques sont les citations tirées des publi-reportages.

esplaOuix+3
Télécharger la « copie » ici pour la lire

1. Avant tout : qui est le promoteur ?

Le promoteur du projet de l’extension de L’esplanade est Klépierre, une entreprise française cotée en bourse (EuroNext), dont l’actionnaire principal est le groupe Simon, le géant américain des centres commerciaux. En 2016, Klépierre pouvait se targuer d’un patrimoine de 22.8 milliards d’euros, 1.3 milliards de chiffre d’affaires et 1,19 milliards de résultat net (NB : le coût de l’extension est estimé à 160 millions). Implanté dans 16 pays, avec plus de 178 centres commerciaux brassant 1.1 milliard de visiteurs par an, il est un parfait symbole de la mondialisation et du consumérisme à outrance.

Précisons que Klépierre n’est pas le constructeur de l’Esplanade, c’est Wilhelm & Co., à qui il l’a rachetée.

2. L’extension n’est pas un fait accompli

« L’esplanade s’agrandit »

« L’esplanade s’agrandit »… En utilisant le présent dans le titre de son premier « publi-reportage », le promoteur laisse croire que c’est un fait accompli. Or, pour l’instant, il n’y a aucune certitude que cette extension se concrétisera, du moins telle qu’elle se présente aujourd’hui.

Concrètement où en est ce projet d’extension ?

Le promoteur a annoncé qu’il espérait une inauguration en septembre 2021. En attendant, il doit se plier aux procédures administratives : (1) demande de permis socio-économique, (2) étude d’incidence, (3) demande de permis unique :

(1) Le permis socio-économique a été délivré par la ville d’Ottignies -Louvain-la-Neuve en 2014. Il n’entraîne pas automatiquement la délivrance du permis unique. Ajoutons que « l’autorisation est périmée si, dans les quatre années de sa délivrance, le projet n’a pas été mis en œuvre. ….. Toutefois elle peut être prorogée pour une période d’un an….  La prorogation est accordée par le collège des bourgmestre et échevins.» (art. 13, MB 05/10/2004).
(2) L’étude d’incidence (800 pages) est en phase de relecture finale. Sa fin était annoncée pour avril 2017 mais elle n’est toujours pas publiée.
(3)
Le permis unique n’a pas encore été introduit par le promoteur. Selon le type de construction, il est nécessaire d’avoir un permis d’environnement + un permis d’urbanisme = le permis unique. La demande de permis relève des codes de l’urbanisme (Cwatup et CoDT depuis le 1° juin 2017) et de l’environnement, et fait l’objet d’une étude d’incidences qui sera suivie d’une enquête publique.

Pour un centre commercial tel que l’extension de L’esplanade, et comme ce projet d’extension s’implante sur des infrastructures ferroviaires, le promoteur doit obtenir ce permis unique qui est lié à une étude d’incidence à mener auprès de la population (pour rappel, le résultat de cette étude d’incidence est en passe de se terminer). C’est donc de la compétence non pas de la Ville mais du fonctionnaire-délégué du Service public de Wallonie (ministère de l’Aménagement du territoire) pour le Brabant wallon (Cwatup art.127 – 4°). Le fonctionnaire-délégué tiendra compte, bien entendu, de l’avis de la Ville – mais ce n’est donc bien qu’un avis parmi d’autres.

Il délivrera le permis, totalement ou conditionnellement, ou le refusera. Les raisons de l’octroi ou du non-octroi du permis sont liés à des critères urbanistiques et environnementaux.

Par après, un recours est toujours possible auprès du ministre, Carlo di Antonio, en l’occurrence, responsable de l’Aménagement du territoire.

En conclusion quand le promoteur introduira sa demande de permis, ce qu’il annonce pour fin 2017-début 2018, la Ville n’aura qu’un pouvoir d’avis: ce n’est donc pas parce que l’extension a été prévue dès la construction de L’Esplanade – entre la Ville, l’UCL et le promoteur – qu’elle va ni qu’elle doit forcément se faire. La donne a changé : la Région wallonne entre en jeu.

Subsidiairement : si le promoteur était si sûr que cela que son extension était un fait accompli, pourquoi dépenserait-il des milliers et des milliers d’euros en reportages publicitaires dans les journaux et en affichages ?

Donc… Non,  il n’est pas trop tard pour s’opposer à l’extension.
Oui notre avis va compter – même s’il n’est pas le seul – et rien n’est joué !
Et si nous ne nous ne donnons pas notre avis, l’extension se fera telle quelle.

3. Un impact commercial à nuancer

L’extension est « une aubaine pour les petits commerces indépendants »,
elle va « faire profiter d’autres commerces (artisanats, circuits courts, etc.) de sa capacité d’attraction »
permettra « d’accueillir des enseignes plus variées, plus originales »
 « créera plusieurs centaines de nouveaux emplois»

L’impact de L’esplanade et de sa possible extension, est peut-être « dynamisant », mais avant tout… pour L’esplanade elle-même ! Une étude récente de l’AMCV (Etude de gestion urbaine et commerciale de Louvain-la-Neuve, Phase 1, Diagnostic AMCV, janvier 2017, pp. 15-16) montre que la première implantation de L’esplanade a fait diminuer la mixité commerciale (services, divers-loisirs, shopping), les vides étant comblés par l’horeca (augmentation de 13% entre 2005 et 2016).

La position des autres commerçants du centre de Louvain-la-Neuve est claire : pour le projet actuel de l’extension, c’est non ! Ajouter une cinquantaine de commerces (dont 4 grandes enseignes) aux 128 déjà installés et faire passer le nombre de m² de L’esplanade d’environ 30.000 à 50.000 va renforcer la position dominante de L’esplanade : aujourd’hui, en nombre de mètres carrés, pour 1 m² de commerces indépendants dans le centre de LLN il y en a 1,1 dans L’esplanade. Après l’ajout de l’extension, le rapport passe à 3 pour 1. Un poids colossal et déséquilibré .

Face à cela, les commerces du centre-ville s’inquiètent du contraste urbanistique qui va s’accentuer entre le vieux Louvain-la-Neuve défraîchi et délaissé par son bailleur principal (l’UCL) et une immense Esplanade flambant neuve (où l’UCL est également partie prenante).

Enfin, s’imaginer que les visiteurs vont être tentés de sortir de L’esplanade pour se rendre dans les petits commerces indépendants du centre-ville après avoir circulé dans ses 50.000 m² relève de l’illusion : ils seront tout simplement fatigués tout en ayant l’œil rivé sur leur montre (ben oui, le parking souterrain est loin d’être gratuit).

Autre argument fallacieux du promoteur : l’offre commerciale serait plus « complète, variée, originale » : or ce seront les mêmes enseignes, les mêmes produits (fringues, gadgets) que dans tous les autres centres commerciaux avoisinants. On annonce aussi une chaîne comme Primark, plébiscitée par certains (Enquête AMCV p. 87) : allez voir sur les forums ce qu’en pensent les clients, l’essentiel étant, certes, les prix imbattables, mais surtout les files et l’incitation à acheter toujours plus de vêtements qu’on ne mettra jamais, sans parler des conditions dans lesquels ces vêtements sont fabriqués et vendus, au mépris de toute dignité humaine). En fait, de manière plus marquée qu’ailleurs, les habitants d’OLLN sont avant tout demandeurs de commerces d’alimentation : alimentation bio, artisans boulanger et boucher, produits locaux, poissonnerie (toujours voir l’enquête AMCV p. 87).

Quid des « centaines de nouveaux emplois » annoncés ? Les emplois existants vont se déplacer des commerces existants vers l’extension. Des études démontrent que pour un emploi créé dans un centre commercial, 1,4 emploi disparaît dans les commerces environnants. Pourquoi ? Parce que le pouvoir d’achat des consommateurs n’augmentant pas, ils vont simplement dépenser ailleurs, délaissant leurs magasins habituels qui n’auront plus qu’à mettre la clé sous le paillasson et donc licencier leur personnel. Alors que, bien que plus petits, ils emploient plus de personnel au mètre carré. En outre, les emplois proposés seront souvent précaires (temps partiels obligatoires, sous-payés, sous pression), avec une importante rotation de personnel. Et pour cause, comment tenir le coup longtemps dans un tel environnement de travail artificiel sans lumière du jour ? (parlez-en avec le personnel actuel de L’esplanade).

Rappelons finalement que l’objectif du promoteur n’est pas du tout commercial mais purement financier et spéculatif : une fois l’extension construite, il va revendre ces espaces, tout en empochant entretemps des loyers exorbitants et des commissions sur le chiffre d’affaires des commerçants. Avec cette conséquence absurde que les magasins qui s’installeront dans l’extension feront concurrence aux magasins déjà présents dans L’esplanade actuelle. L’émission « On n’est pas des pigeons » (RTBF) a consacré un sujet très édifiant à cet égard.

4. Une extension « tournée vers l’avenir », « dans la continuité urbanistique de Louvain-la-Neuve » ?

L’extension de L’Esplanade s’inscrit  dans la « veine du génie urbanistique » de LLN,
elle est « un projet pour la ville »
« une destination de détente tournée vers l’avenir »

Dans sa conception, Louvain-la-Neuve, à l’opposé des campus classiques, est une ville piétonne, aux rues étroites et serpentantes, intégrant l’université dans une vraie ville à taille humaine, dans l’esprit humaniste de la Renaissance. Une ville pionnière, ambitieuse dans ses choix urbanistiques à contre-courant. L’esplanade et son extension, sont, à l’inverse, les purs rejetons de la société de consommation, un projet du XXe siècle refermé sur lui-même, un système économique dont on sait aujourd’hui qu’il est dépassé et en grande partie responsable de la destruction de notre environnement. Onze professeur·e·s de l’UCL, rejoint depuis par plusieurs confrères, ont publiquement pris position en ce sens dans une carte blanche titrée « L’extension de L’esplanade, non merci » . Se tourner vers l’avenir, c’est se détourner des centres commerciaux.

Revenons au « génie » de la ville. Il prévoyait dans le plan directeur une surface totale de commerces de 45.000 m². L’esplanade en compte 32.000 aujourd’hui… et s’agrandirait de 20.000 m², soit 52.000 m² en tout… A elle seule ! Un simple coup d’œil sur les vues aériennes ci-dessous montre ce que sera L’esplanade : un coucou dans un nid ! Le coucou étant connu pour pondre dans le nid d’autres oiseaux dont ils éjectent les œufs avant leur éclosion, histoire de prendre toute la place. Plus grand que Shopping à Nivelles, Docks à Bruxelles, Rive Gauche à Charleroi, Médiacité à Liège, … Démesuré, tout simplement !

vue_aerienne
Vue aérienne (google maps) de Louvain-la-Neuve avec l’Esplanade et sa possible extension en rouge.
coucou
Coucou !

Un « morceau de ville » ? Ou une excroissance sans âme scotchée à une ville qui, elle, a une âme ?

5. Un style « typiquement néo-louvaniste » ?

L’extension a « une architecture typiquement néo-louvaniste »,
elle reprend  « les codes architecturaux de référence de Louvain-la-Neuve »

Les centres commerciaux du monde entier sont bâtis sur le même modèle, et L’esplanade ne fait pas exception, comme on peut en juger par son architecture intérieure.

Pour l’extérieur, selon l’architecte de l’extension : « Nous reprenons les codes architecturaux de référence de Louvain-la-Neuve, hauteurs bâties similaires, brique et béton, structures lisibles et codes architecturaux de LLN. »

Comparons.

Voici quelques exemples d’architecture néo-louvaniste :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Et voici les illustrations de Klépierre de son extension : (crédit photos : Klépierre)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Cherchez l’erreur ! En réalité, si le promoteur se plie aux règles d’urbanisme, c’est afin de minimiser le nombre de dérogations qu’il aurait à demander… et donc le risque de rejet du futur permis (non encore déposé, rappelons-le). Ce à quoi l’extension s’intègre parfaitement, et ce pour quoi elle est faite est : L’esplanade elle-même, qu’elle étend.

Enfin, comme le prétend le promoteur, l’extension constitue-t-elle un « embellissement de la ville » ? C’est évidemment une question de goûts et de couleurs… mais ce sera du verre, du béton et des logos de grandes chaînes internationales, comme n’importe où dans le monde.

6. L’ADN du développement durable… de quoi ?

L’extension « intègre dans son ADN tous les impératifs de développement durable »,
elle est « conçue pour respecter l’environnement »

Quelles que soient les normes environnementales auxquelles l’extension se conformera (bien obligée vu les contraintes légales, et c’est d’ailleurs tout dans son intérêt de consommer moins d’énergie), elle n’en restera pas moins une source supplémentaire de pollution.

Pollution directe : les promoteurs visent 25 % de visiteurs en plus qu’aujourd’hui, soit 25% en plus de déchets, et 25 % en plus de visiteurs en voiture . Avec le doublement de la surface, il faut également compter le doublement des marchandises à acheminer… par camions. De plus, l’extension recouvrira ce que le promoteur appelle deux « terrains vagues » qui sont des espaces libres de toute contrainte, et dont on sait qu’ils jouent un rôle important pour la faune et la flore. Un morceau de toiture végétalisée (1500 mètres carrés) compensera-t-il cela ?

Pollution indirecte : pensons à la façon dont les produits qui seront vendus par les multinationales sont fabriqués à l’autre bout du monde… souvent dans des conditions de travail inacceptables, parfois par des enfants sous-payés voire pas payés du tout.

Comme le rappellent les signataires de l’UCL dans leur « non merci à l’extension », « la société de consommation condamne la planète, épuisée de devoir fournir toujours plus de ressources afin de satisfaire nos modes de consommation et de devoir absorber plus de déchets. Elle conduit cette génération à commettre une profonde injustice à l’égard de la génération qui vient. »

Finalement, au-delà de la pollution, vient la question de la durabilité dans le temps de cette extension : le centre commercial ne restera occupé par les enseignes que tant qu’il engendrera des profits pour son propriétaire. Ce qu’il adviendra de cet espace inutilisable par la suite lui importe peu. Les photos des malls (ces gigantesques centres commerciaux) fantômes aux Etats-Unis sont éloquentes et n’augurent rien de bon, tôt ou tard.

7. L’espace, les liaisons entre quartiers et la mobilité… guidées

L’extension, une « destination unique pour se promener, flâner et découvrir »,
qui « maîtrisera l’impact sur la mobilité »
elle « facilitera la mobilité douce »
et «les liaisons passantes seront fortement développées »

Se promener entre les vitrines, flâner, découvrir des boutiques. Quelle aventure, quelle expérience de vie, vraiment ! L’extension sera un lieu non pas voué à vous permettre de créer des liens, à vous épanouir, mais voué à la consommation, où tout vous incitera à acheter, même si vous aviez simplement l’intention de traverser.

« Les liaisons passantes d’aujourd’hui non permanentes seront fortement développées
dans le cadre de l’extension », lit-on dans un des publi-reportages du promoteur. « Fortement développées » ? C’est surtout fortement exagéré !
De nouvelles entrées seront ouvertes, oui, mais pour quoi ? Très simple : pour permettre l’accès au centre commercial…

Et une liaison actuelle importante sera privatisée : la traverse de l’Echange (qui relie les quartiers de Lauzelle et de la Baraque, à l’arrière de L’esplanade) sera recouverte et donc empruntable uniquement aux heures d’ouverture de L’esplanade (aujourd’hui légèrement étendues de 7h30 à 21h30, grosso modo), avec inspection de vos sacs suivant les niveaux de sécurité. Plus aucun passage ne sera possible de nuit ou tôt le matin, et pas question d’emmener son vélo ni son chien ! C’est pourtant un passage vital pour de nombreuses personnes à mobilité réduite habitant la rue de la Ramée adjacente et la place Verte, qui seront réduites à faire le détour vers la passerelle. La rénovation de l’avenue Georges Lemaître « laissant la plus grande place aux circulations douces » leur fera donc une belle jambe…

Quant à la mobilité « dure », elle risque de voir l’accentuation de la congestion automobile sur l’anneau central, le boulevard de Wallonie et le rond-point E411/N4 (à suivre dans le futur rapport de l’étude d’incidences) et l’accaparement du dernier espace qui aurait permis d’installer la gare de bus à proximité de la gare de trains (plutôt qu’un simple dépose-minute).

8. Est-il vraiment indispensable, aujourd’hui, de finir la Dalle et de couvrir la gare ?

L’’extension de L’Esplanade va « remettre la gare à neuf»,
« offrir un financement privé plus à même d’assumer la charge de construction de la dalle piétonne » à la place des habitants.

Parlons d’abord de la gare… Sera-t-elle « remise à neuf » ? Pas vraiment : l’extension prévoit le déplacement des guichets dans le centre commercial, et son recouvrement. Mais pas sa « remise à neuf », celle-ci étant de la compétence et à charge de la SNCB. Son recouvrement mettrait « les usagers à l’abri des intempéries ». Mais il faut préciser que ces usagers sont aujourd’hui peu touchés par les intempéries, les trains arrivant en gare 30 minutes à l’avance… et une partie de la gare étant déjà couverte (usagers ayant un parapluie, LLN étant une ville piétonne…). Notons que cette partie couverte de la gare est la moins empruntée… Les gares couvertes sont effectivement souvent moins conviviales et donnent un sentiment de moindre sécurité, du fait de l’espace confiné.

Avons-nous besoin de couvrir « enfin » cette gare ? Devons-nous nous dépêcher de finir la Dalle piétonne vers l’Est ? Il n’y a en réalité ni nécessité ni urgence, et donc pas de « charge de construction » (charge qui d’ailleurs n’a jamais était reportée sur les habitants). Et Rome ne s’est pas faite en 50 ans… Nous devons prendre le temps d’en débattre et d’envisager le futur que nous souhaitons pour notre ville.

9. Bienvenue à l’Université commerciale de Louvain

La gare serait un « trou urbain » et l’entrée Est de LLN un « terrain vague ». L’entrée Est a en effet été chamboulée dans les années 2000 par la construction de L’esplanade, et plus récemment par les travaux du parking de délestage RER (lequel est annoncé pour 2028 au plus tôt, avec réduction des cadences le week-end, pile au moment où les gens font leurs courses, belle coordination !). Elle était auparavant la place de l’Accueil vers laquelle convergeaient les automobilistes et les trains, accueillis par les deux arches des Halles universitaires. Une de ces deux arches est aujourd’hui en partie cachée par L’esplanade, qui recouvre l’ancienne place de l’Accueil (voir la photo ci-dessous). Avec l’extension, les deux arches auront totalement disparu… Avec le recouvrement de la gare, les automobilistes et les trains arriveront dorénavant dans… un centre commercial ! Tout un symbole…

DSC_0950
La montée vers la « dalle piétonne » en gare, face aux deux arches des Halles universitaires. L’esplanade est sur la droite.

10. Un projet pour la ville ? Non, surtout pour son promoteur

Alors, l’extension est-elle vraiment un « projet pour la ville » ?

Non, elle est un projet pour le promoteur et sans ses habitants et ceux qui y étudient, y travaillent.

Oui, on peut imaginer d’autres projets et d’autres modes de financement. Mais non, ce ne sera pas facile.

Et… non, il n’est pas certain que le résultat de la consultation populaire soit pris en compte.

Mais il faut au moins saisir l’occasion unique de donner son avis lors de la consultation populaire, le 11 juin !

« Non, nous ne voulons pas que le campus de l’Université ressemble à une galerie commerciale. Nous pensons qu’il est temps d’imposer des limites à cette extension apparemment infinie des espaces qu’occupent la publicité et les lieux de consommation. Nous pensons que les outils démocratiques sont faits pour s’en servir. Nous pensons qu’une alternative est possible, et qu’elle commence par le fait de dire, clairement : non merci. »

Les professeurs UCL signataires de « l’extension de l’esplanade, non merci ».

 

 

 

 

Publicités

Les commentaires sont fermés.

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :