Que voulons-nous ? Que contestons-nous ?

L’UCL, certaines autorités communales et l’investisseur immobilier Klépierre nourrissent le projet d’agrandir le Centre commercial L’Esplanade. Ce projet constitue une dérive par rapport aux objectifs fondateurs de LLN et va aux antipodes des changements de comportements économiques et écologiques aujourd’hui nécessaires pour préserver la planète et ses habitants. Ses retombées néfastes sont multiples. Il y a tellement mieux à faire !!

Ce que nous lui reprochons
  • d’être inspiré par des intérêts purement financiers et à court terme, qui profiteront principalement aux actionnaires de la Société Klépierre et à l’Université mais sont sans rapport avec les préoccupations des habitants, des commerçants installés sur la dalle, des usagers de la Ville et de toute personne préoccupée par la dégradation du climat, de la biodiversité, de la santé des consommateurs envahis par des produits industriels engorgés de pesticides et autres produits chimiques et  fabriqués par une main d’oeuvre sous-payée  alors  que le chômage et la pauvreté
  • de considérer que ce projet est une opportunité unique parce qu’il permettra de couvrir la gare d’une dalle faisant la liaison entre le centre ville et le parking RER. Un projet excessivement coûteux qui ne prend pas en considération les retombées négatives qu’il aura pour la qualité de la vie des riverains, l’inflation des loyers commerciaux et du logement, l’avenir de l’activité des commerces à petites marges au centre ville et dans les communes voisines, l’encombrement et les difficultés de circulation, l’enfumage de l’anneau central, , ,etc…
  • de viser les enseignes multinationales appelées « category killers » parce que tellement grandes, tellement bien achalandées et tellement bon marché qu’elles tuent toute concurrence. Elles sont les plus capables d’honorer des loyers nécessaires  pour maximiser les dividendes des actionnaires de la société Klépierre avec pour conséquence de mettre en difficulté ou en faillite les commerces à faible marge à l’esplanade et au centre en raison d’une pression insoutenable sur les loyers commerciaux à LLN,
  • de soutenir le commerce de produits importés de qualité médiocre tellement bon marchés confectionnés dans des pays où la main d’oeuvre est exploitée dans des conditions de travail plusieurs fois dénoncées comme c’est le cas pour H&M par exemple;
  • d’accroître la pression sur le commerce de proximité installé sur la dalle et de dissuader de nouveaux commerçants à faible marge,
  • de rendre ainsi tout à fait non concurrentiels les productions de chez nous  (PME, artisans) et par conséquent de contribuer à la disparition de l’emploi d’indépendants, d’artisans et autre métiers dans nos régions,
  • d’aller à contre sens des appels lancés par le GIEC pour préserver la planète et lutter contre l’appauvrissement des populations en renforçant le consumérisme extrême dans une ville universitaire qui appelle à l’utopie et à l’humanisme,
 Tellement mieux à faire
  • opter pour des investisseurs responsables qui accordent de l’importance à l’équité sociale, aux conditions de travail, à un salaire respectueux des personnes, au changement de comportement économique et écologique
  • éviter une telle dépenses qui prive la ville de compensations réellement profitables aux habitants et commerçants du Centre  et  privilégier un aménagement léger épousant les reliefs existants respectant la nature, sans ajoute de béton, source importante d’émission de CO2, de conserver une gare à ciel ouvert moyennant un équipement léger et vert  protégeant contre la pluie tels que proposés à la Faculté d’architecture et urbanisme.
  • veiller à préserver l’accessibilité aux espaces du centre ville à des loyers raisonnables  afin que ces espaces restent abordables pour les commerces à petite marge, et que subsiste un commerce de proximité répondant aux besoins des habitants, étudiants  et usagers de LLN.
  • soutenir la production et la consommation équitable c-à-d  de produits fabriqués dans des conditions de travail et de rémunération respectueuses des personnes que ce soit en Europe ou dans les pays émergents,
  • soutenir le commerce de proximité et autres initiatives d’échange qui favorisent la distribution de produits locaux, artisanaux, bios, respectueux de la planète parce que fabriqués à base de matière premières naturelles et donc renouvelables ou recyclées et par là, soutenir l’emploi local d’indépendants, d’artisans, de coopérateurs que ce soit dans nos régions ou ailleurs.
  • répondre aux appels lancés par le GIEC qui loin de l’utopie, alertent sur l’urgence de changer nos comportements économiques et consuméristes pour la survie de la planète et la lutte contre l’appauvrissement de sa population.

 

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